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Top 10 des albums de rap des années 1980, la préhistoire du hip-hop (Topito)

23 Oct , 2016  

l y a eu une époque dorée où le rap se consommait en cassette, sur des ghetto blasters chargés de grosses piles. Et à cette époque là, on ne rechignait pas à tartiner les morceaux de scratchs, à les rythmer à la bouche avec un human beatbox ne reculant devant aucun postillon. Bref, c’était le bon temps. Près de 30 ans ont passé, il est enfin de rendre hommage au véritable hip-hop old school :

  1. Public Enemy – Yo, bum rush the show 1987
    Les puristes (et les amateurs de GTA San Andreas) préfèreront l’album suivant, « It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back », mais dès ce premier essai, tout est là, une collaboration avec le guitariste de Living Colour, un relecture de Blow Your Head, ce morceau complètement dingue de Fred Wesley and The J.B.’s et surtout ce morceau d’intro à écouter en Oldsmobile à fond la caisse. Existe en « version scratch » (quelle belle époque)

  2. N.W.A – Straight Outta Compton 1988
    Dr Dre a eu 20 ans comme tout le monde (ou à peu près) et faisait déjà des miracles. Si la sortie de ce premier véritable opus de Niggaz Wit Attitudes suscite d’abord la controverse pour des titres comme Fuck tha police, on se rend compte aujourd’hui de la patate de cette production. Le hip-hop west coast s’est construit sur ses racines funk mais Straight Outta Compton en révèle le côté obscur.

  3. Beastie Boys Paul’s Boutique 1989
    Après un chouette carton avec License to Ill, les Beastie reviennent avec cet album, qui ancre un peu plus leurs certitudes : le rap, c’est le truc du moment, mais on n’oublie pas d’où on vient, du rock, de la pop et du funk. Quand de vrais instrumentistes se penchent sur le hip-hop, c’est souvent pour la bonne cause.

  4. Run DMC – Raising Hell 1986
    Les Stan Smith sans lacets, les petits chapeaux en cuir, Run DMC avait opté pur un style aujourd’hui enterré dans le hip-hop. Mais le temps d’une reprise d’Aerosmith, Walk This Way, le groupe invente le concept de cross-over et réconcilie tout le monde. Des guitares et des MCs, on ne demande rien de plus.

  5. LL Cool J – Radio 1985
    LL Cool J, « Ladies Love Cool James », a surtout laissé une trace pour ses morceaux sirupeux, du genre « I Need Love« . Mais ce serait réducteur de penser que le bougre n’a rien fait d’autre, notamment ce premier album Radio chez Def Jam.

  6. EPMD Strictly Business 1988
    Erick and Parrish Making Dollars. Au moins, le nom du groupe a le mérite d’être clair. Pour se faire du fric, la recette miracle, c’est un rap festif avec des gros morceaux de funk dedans. pas étonnant donc de reconnaître du Kool and the Gang, du Bob Marley voire du ZZ Top dans les samples.

  7. Eric B. & Rakim – Paid in Full 1987
    Certains pensent qu’on a rien fait de mieux que les pionniers, que ce soit dans le rock (Elvis) ou la pop (Beatles, Kinks), c’est un peu le cas dans le rap aussi, cet album du duo Eric B. & Rakim figure aujourd’hui dans tous les classement des meilleurs albums de hip hop de tous les temps.

  8. DJ Jazzy Jeff and The Fresh Prince – He’s the DJ, I’m the Rapper 1988
    On pourrait que Will Smith est un comédien de sitcom qui a profiter du succès du Prince de Bel-Air pour faire un peu de musique et de cinéma. Mais ce serait refaire l’histoire. Will Smith, le « Fresh Prince » s’était déjà fait un nom avant de rencontrer Oncle Phil grâce à des albums qui ont fait rentrer le rap dans les clous de l’industrie musicale avec des textes sans vulgarité et un son passe-partout. Des titres taillés pour la radio, sans Parental Advisory, le rap est devenu mainstream en 1988.

  9. Boogie Down Productions – Criminal Minded 1987
    Acte fondateur du gangsta east-coast, Criminal Minded raconte les guerres de chapelle et alimente les « Bridge Wars », pour savoir d’où vient le vrai hip-hop, entre Queensbridge et South Bronx.

  10. Eazy-E – Eazy-Duz-It 1988
    -« Yo Dre! »
    -« What’s up? »
    -« Give me a funky ass bass line »

    Y’a qu’à demander. Avant que NWA commence à cartonner, Easy-E s’essaye à un album solo mais fait appel à ses camarades, Dr Dre à la production et un petit bonjour de Ice Cube et de MC Ren. En écoutant bien, on reconnait quelques samples de Public Enemy, preuve que sur la côte ouest, on recevait déjà des radios new-yorkaises.

On va se répéter, mais c’était mieux avant.

 

SOURCE: Topito