Les coulisses de Life After Death de Notorious BIG

25 Mar , 2017  

Il y a 20 ans sortait Life After Death de Biggie quelques semaines seulement après son tragique décès. Retrouvez, chanson par chanson, l’élaboration de ce classique raconté par ses producteurs et featurings.

 

Les protagonistes:

Puff Daddy: CEO de Bad Boy Records et producteur exécutif de l’album.
Stevie J.: Ancien membre des Hitmen, équipe de productions de Bad Boy.
D-Dot: CEO de Crazy Cat Records, ancien membre des Hitmen. Impressario de Life After Death. Voix derrière le personnage The Madd Rapper.
Lil’ Cease: Ami de longue date de Biggie et membre du groupe Junior MAFIA.
Lil Kim: Rappeuse de Junior MAFIA.
Nashiem Myrick, Carlos Broady, Chucky Thompson: Anciens Hitmen.
Jadakiss: Rappeur anciennement signé sur Bad Boy.
D. Roc: Ami d’enfance et confident de BIG.
Havoc: Producteur.
DJ Premier: Producteur.
Krayzie et Layzie Bone: Rappeurs de Bone Thugs N Harmony.
Carl Thomas: Chanteur r&b de Bad Boy.
Eazy Mo Bee: Producteur.
RZA: Producteur.
DMC: Rappeur.
Kay-Gee: Ancien membre de Naughty By Nature, CEO de Divine Mill Records.
Buckwild: Producteur.
Schooly-D: Rappeur.
Clark Kent: DJ et producteur.

 

 

1 Life After Death Intro

Stevie J.: Moi et Puff étions en studio essayant juste de réfléchir à comment on allait commencer l’album. D-Dot est venu avec la suggestion cool de mettre tous les vieux sons de Biggie ensemble, il y avait beaucoup de skits et d’interludes de son premier album qu’on n’avait pas utilisé. Et un gros son d’orchestre autour juste pour le rendre énorme. C’est une des dernières choses qu’on a fait sur l’album. On voulait juste écouter l’album en entier et faire ce que nous avions à faire pour rendre le début génial et la fin encore plus géniale.

 

2 Somebody’s Gotta Die

Puff Daddy: Somebody’s Gotta Die était le premier son qu’on a enregistré. Il y avait vraiment des paroles hardcores. Ca ne visait personne, ce n’était pas une menace, il n’y avait pas de message subliminal. Beaucoup de fois lorsque les MCs parlent de quelque chose et que c’est gangsta et violent, ils parlent de n’importe quel opposant ou ennemi. Mais ça ne parlait pas de la rivalité East/West et ce n’était pas adressé à quiconque. C’était juste des paroles. Il avait des paroles comme celles ci avant les beefs. Donc beaucoup de choses que les gens ont commencé à chercher n’étaient pas là.

 

3 Hypnotize

D-Dot: Quand Biggie a entendu l’instru d’Hypnotize pour la première fois, il a pété un cable. J’ai fait la musique et j’ai choisis ce sample et Ron Lawrence l’a programmé. C’est celui qui s’occupe de la drum machine et qui a mis tous les morceaux ensemble. Ensuite moi et Puff avons aidé Biggie, ajoutant les refrains et tout ce dont avait besoin afin de le rendre meilleur. Puffy ne produit pas d’instru. Il ne s’assied pas sur la drum machine ou joue d’un instrument donc on s’est dit à nous même:s ‘On fera tout ce qu’on peut pour l’assister, si il veut co-produire un son avec nous, pas de problème.’ Et c’est comme ça que ça s’est passé.

 

4 Kick In The Door

DJ Premier: Puff n’aimait pas ce son. Lorsque je lui ai donné le son il m’a attrapé dans l’ascenseur et m’a dit: ‘Ce n’est pas hot Preme, j’ai besoin de quelque chose de mieux, comme Unbelievable.’ Je lui ai dit: ‘Mais c’est hot’. Il m’a dit: ‘J’ai besoin d’un ‘Tunnel banger’ (le Tunnel était une boite newyorkaise Hip-Hop très réputée dans les 90’s) . Il continue: ‘Tu ne fais plus de hit comme tu le faisais avant.’ C’est exactement ce qu’il a dit. Je pensais qu’il disait ça pour déconner, parce que c’est à ce moment là qu’il commençait à être entouré d’une sécurité. Je me disais qu’il essayait juste de me rabaisser. Mais en fin de compte, Puff reste mon pote. Moi et lui sommes vraiment cool malgré le fait qu’il n’aimait pas cette chanson en particulier, et ensuite lorsqu’on l’a fait je lui ai dit: ‘Je t’avais dit que ça allait être hot.’ Et Puff a répondu: ‘Je t’avais dit que j’avais besoin d’écouter les paroles en premier.’ J’étais genre ‘Ouais, c’est ça.’

Puff Daddy: Je n’aimais vraiment pas l’instru au début. Lorsque j’ai entendu les paroles de Biggie dessus, lorsque je l’ai entendu rapper, ça m’a fait kiffer le beat, ça m’a fait comprendre d’où il venait, parce que c’est le genre de relation que nous avions. Tu sais, si je n’aimais pas quelque chose, il avait tout de même la liberté d’essayer. Je lui aurais donné mon avis et la plupart du temps il l’écoutait, mais si il ne l’écoutait pas, ça voulait dire qu’il se sentait vraiment sur de lui. Donc c’était une de ces fois où il sentait qu’il avait vraiment raison.

Nashiem Myrick: Nas a dit que ce son était destiné à lui, mais lorsque Big disait: ‘Son, I’m surprised you run with them/I think they got cum in them, ’cause they nothin’ but dicks’ (Fils, je suis surpris que tu roules avec eux, je pense qu’ils ont du sperme en eux parce que ce ne sont que des bites.’ il parlait de Jeru The Damaja à Primo parce que Jeru s’en prenait à Big et Puff (sur le son One Day produit par Primo).

Lil’ Cease: Big parlait un peu de Nas dans ce son. C’était dans la partie du roi de New York, le dernier couplet: ‘This goes out for those that chose to use disrespectful views on the King of NY.’ (Ca s’adresse à tous ceux qui manquent de respect au roi de New York.) C’est ça qui a fait que Nas a sorti le freestyle où il disait: ‘I’ll take the crown off the so-called King and lock it down.’ (Je prendrai la couronne du sois disant roi et la confinerai.) C’est à ce moment là que Big était sur la cover de The Source où ça disait: ‘The King Of New York.’ Donc Big parlait de ça, mais indirectement, parce que c’était comme ça qu’il faisait. Il ne disait pas de qui il parlait. Big était du genre: ‘Je vais en parler, mais je vais pas trop en dévoiler, ce sera le seul négro qui saura de quoi je parle.’ Tout les autres ne pouvaient pas comprendre, parce que tu devais vraiment écouter les paroles. Tu dois écouter les paroles indirectes, les lignes indirectes, lire entre les lignes.

Puff Daddy: La partie de la chanson était destinée à Nas mais ce n’était pas vraiment irrespectueux, c’était plus un genre de diss subliminal sur mixtape. Nas le faisait, le Wu-Tang disait des trucs sur cassettes. On disait tous des trucs subliminaux sur cassette, mais ça n’arrivait pas au point de ne pas se saluer lorsqu’on se voyait. Ce n’était pas vraiment grave. C’était plus intelligent, genre des petites piques intelligentes, donc quand tu l’entendais, t’étais genre: ‘Ooh’ Comme si t’étais le destinataire, t’allais en rire, parce que ça n’allait pas t’afficher devant tout le monde. Tout le monde ne savait pas tout. Et tu pouvais presque en parler avec la personne, genre: ‘Ce que t’as dis c’était assez dingue.

 

5 Fuckin You Tonight

Lil Cease: Nous étions encore en prison, c’était lorsque la police a fouillé la maison et a trouvé des flingues et de l’herbe. Le jour d’après, Puff a payé la caution. Nous somme directement allé en studio comme ça, nous n’avions pas de ceintures, pas de lacets aux chaussures, rien.

D. Roc: On venait de se faire arrêter donc on se disait: ‘On est foutu. On doit se faire du fric, on doit aller en studio.’

Lil Cease: Puff a dit à Big: ‘Je suis ici avec R Kelly. J’essaie d’avoir le négro sur l’album. Viens faire un truc avec le négro.’ Donc nous y sommes directement allés. R Kelly est arrivé en studio et Big rappait, parlait et après R Kelly s’est retrouvé torse nu dans la cabine d’enregistrement en chantant le refrain de la chanson. Big n’avait même pas écrit son texte. Nous voulions juste avoir la voix du négro sur l’album. Le jour d’après, Big a écrit les couplets du son.

 

6 Last Day

Jadakiss: Lorsqu’on a fait Last Day, nous étions encore… je ne dirais pas débutants mais nous étions nouveau dans la famille Bad Boy. Nous avons reçu un coup de fil de Darren de Ruff Ryders, notre manager de l’époque. Il voulait qu’on aille chez Puff Daddy. Nous ne savions même pas qu’il voulait qu’on soit sur un album de BIG donc lorsqu’il nous a appelé, on était super heureux. On y est allé, l’instru déchirait, Junio Mafia était là et on buvait, on fumait beaucoup, vivant le rêve genre ‘On est sur le point d’être sur un son avec Big!’
Puff était le contremaitre, mais en ce qui concerne les sons, Big pouvait faire ce qu’il voulait. Il disait: ‘On va faire un son hard.’ Parce que ça n’allait pas être un single. Il nous a juste dit de faire ce qu’on faisait, et nous a laissé faire. On a surement prit un peu plus de temps que d’habitude parce que c’était Big et on était un peu nerveux. Mais après qu’on se soit installé, qu’on ait fumé quelques joints, on se sentait bien. J’avais un couplet que je voulais utiliser, quelque chose que j’avais fait récemment. J’étais surement fainéant. Je l’ai rappé à Big et il a dit: ‘Nah Kiss, je sais que tu peux être encore plus hard que ça. N’utilise pas celui là, fais quelque chose maintenant.’ J’étais genre: ‘Merde, Big m’a dit de recommencer. Je sais que je dois en faire un autre.’ Donc j’ai fais le couplet et il a vraiment kiffé. Big a posé son couplet en dernier. Les négros étaient sur le sol, tous endormis et effondrés et il a enregistré à genre six, sept heures du matin et a posé des trucs de fou. On est parti lorsqu’ils réglaient le micro et tout, on était crevé. On était jeune, toute cette herbe nous tuait à l’époque.

Havoc: J’ai eu un appel de Puff, il m’avait demandé un son pour Big et il voulait un truc street. L’instru qui a finit sur l’album n’était pas le beat original que j’avais fait. J’ai fais une instru que Puff kiffait et la bobine avait été volée. Donc j’avais une toute nouvelle instru. Puff l’a coproduite avec moi et ensuite le LOX a sauté dessus. Puffy a ajouté une corde et quelques sonorités bizarres et funs. C’était presque similaire au beat original, mais l’original était meilleur. J’avais refais l’instru depuis le début, sans la mettre sur le disque. Je l’avais enregistré sur la bobine et quelqu’un qui ne m’aimait pas a volé la bobine.

 

7 I Love The Dough

Nashiem Myrick: Jigga et Big, ces négros faisaient vraiment des battles entre eux. Les deux n’écrivaient pas leurs rimes, ils disaient juste ce qu’il y avait dans leur tête. En vrai, ils étaient l’un contre l’autre, pas dans les textes, mais au niveau de leurs aptitudes. C’était quelque chose à voir. C’était genre: ‘Laissez moi voir ce que ce négro va faire devant le micro.’ Tu pouvais dire qu’ils se testaient l’un l’autre.

Easy Mo Bee: J’avais remarqué que Puff refusait beaucoup de mes instrus, genre: ‘Nah’ et ensuite je regardais ce qu’ils faisaient et je me disais: ‘Ok, donc c’est la direction qu’ils prennent.’ Ils prenaient une direction plus commerciale, plus r&b. Les instrus étaient meilleures et plus propres, ils utilisaient plus le clavier. Je suis allé dire à Puff: ‘Tu te rappel ce son de Rene et Angela, I Love You More?’ Puff m’a dit: ‘Yo, fais en refrain négro, je ne veux pas en parler, fais en un refrain.’ Donc je l’ai fais, j’ai rajouté de la batterie et j’ai finis par jouer du clavier dessus et tout. Je ne pensais pas que Big allait être dessus. Je ne savais même pas qu’il passerait en studio en dernière minute et dirait: ‘Yo, Mo, je fais ce son avec Jigga!’ Je le regardais genre: ‘C’est vrai? Ok.’ Big est arrivé avec Jay et ils ont commencé à rapper l’un après l’autre. Imagine deux personnes, rappant l’une après l’autre, sans se regarder, écrivant dans leur tête, se marmonnant à eux mêmes, trouvant les bonnes paroles et les rappant l’un à l’autre. Ils prenaient leur temps. C’était moi, D-Dot et je ne me rappel plus de l’ingénieur. Je me rappel que Puff est arrivé avec une jolie meuf. Après un bout de temps, Big est venu me dire: ‘Yo, moi et Jay, on va sortir un moment, on reviendra.’ Cette nuit fut la dernière fois que j’ai vu Big. J’ai attendu et attendu pour qu’ils reviennent, et il devenait tard, donc j’ai dit à D-Dot, ‘Je me casse.’ Encore maintenant, j’aurais voulu être là lorsque Big, Jigga et Angela Winbush ont enregistré leur texte et tout. Ils étaient partis et avaient ramené Angela Winbush. Lorsque j’ai entendu Big, Jay-Z et Angela Winbush qui réitérait I Love You More en I Love The Dough, je suis tombé. J’étais genre: ‘Oh mec ils font leur truc. Ils sont allé chercher la chanteuse originale.’ Je sais que c’était l’idée de Puff. Ils sont allés chercher l’artiste originale. Ils lui ont fait chanter le refrain en lui faisant changer les mots. J’étais heureux de ça.

 

8 What’s Beef?

Lil’ Cease: C’était censé être le beat original du son avec Bone Thugs. Mais un jour Biggie était assis là rappant dessus et il a mis les trois couplets et un refrain. C’était simple mais encore une fois, Big donne l’impression de tout rendre facile. Ca ne concernait pas quelqu’un en particulier. Ca explique juste aux négros ce qu’est un vrai beef. Il parlait du vrai beef, lorsque ta famille et tes gosses ne sont pas épargnés. Il le racontait d’un niveau très gangsta sur ce son, pas uniquement d’un niveau thug. Lorsque tu pars en guerre contre un négro qui est dangereux et que tu es dangereux, c’est le genre de situation que tu crains. C’était un son street très arrogant.

 

9 B.I.G. Interlude

Schoolly-D: Je savais que Big allait faire justice à PSK (gang de Philadelphie et son de Schooly D). C’était un de mes rappeurs préférés. Je pense que niveau flow, Biggie manque au monde. Le truc c’est que, les jeunes venaient me voir après mes concerts me disant: ‘Ouais, tu fais la chanson de Biggie’, je leur répondait: ‘De quoi tu parles bordel?’.

 

10 Mo’ Money Mo’ Problems

Stevie J.: Mase est venu me parler en studio avec ce sample d’I’m Comin Out. Il disait: ‘Quand est-ce que tu vas utiliser ça? Sur mon album, l’album de Puff ou celui de Big?’ On avait enregistré la chanson mais personne ne savait qui l’aurait. Et c’est quand Big est arrivé avec le ‘B-I-G P-O-P-P-A!’ On savait que c’était pour Big. Tout le monde l’a senti.

 

11 Niggas Bleed

Nashiem Myrick: Je pense que ça a été fait après la mort de Tupac. Je l’ai fais chez Puff Daddy. C’est une des chansons que Biggie a mis du temps à faire. Après avoir fait le premier couplet, il a attendu pendant un moment, et est revenu et a fait le reste.

Carlos Broady: En fait, c’était un son qu’on a volé. Je ne vais pas dire le nom du son qu’on a samplé, je ne crois pas que l’utilisation du sample a été autorisée.

 

12 I Got A Story To Tell

Buckwild: Big choisissait des beats par rapport à la vibe, et il cherchait des beats qui allaient avec l’album. Big était le genre de gars… il pouvait il y avoir 50 personnes dans la salle et tu pensais qu’il n’écoutait pas. Tu lui faisais écouter 50 instrus et tu pensais qu’il ne faisait pas attention, parce qu’il était là en train de fumer. Et ensuite à la fin, il allait te dire: ‘Je veux la numéro 12, et met la numéro 30 sur une cassette.’
La chanson était terminée, et tout le monde me disait que le son était incroyable. C’était ce que je continuais à entendre. Mais on avait de gros problèmes avec le sample. Ca n’a presque pas pu être sur l’album. Travaillant avec Puff, c’était une chance qu’il connaissait des gens qui pouvaient venir et lui permettre de régler les problèmes de samples. Chucky Thompson, étant un musicien excellent, il l’a réécouté et a trouvé exactement le même son. Chuck a du juste changer une ou deux notes. Si je faisais écouter l’original et le sample, il n’y avais pas vraiment de différence.

Chucky Thompson: Puff me faisait écouter des sons, essayant de me rendre ouf. Il m’a fait écouter I Got A Story To Tell et j’ai kiffé. Mais lui et Harve ont dit qu’ils ne pouvaient pas l’utiliser à cause d’un problème avec un sample. Je savais ce qu’il y avait besoin de faire. C’était la nuit des Grammys. Donc je suis allé directement des Grammys à la maison de Daddy, et j’étais là habillé en smoking essayant de finir le son parce qu’ils étaient en train d’achever l’album. Puff ne comprenait pas vraiment ce que je faisais. Je pense que la pression était sur lui. Il disait: ‘On va devoir effacer la chanson.’ Je lui ai dit de se détendre, de quitter la pièce, d’aller stresser autre part et de me laisser gérer ça.
J’aimais l’originale que Buckwild avait fait. Tout ce qu’on avait à faire était d’en prendre un morceau, ce qui dans le sample original était juste la partie avec la harpe. Je savais que si je pouvais la rendre non reconnaissable, ça allait être bon. Donc je suis entré dans la cabine d’enregistrement, j’ai pris la guitare et j’ai commencé à remplir les petites parties. J’ai pris les mêmes mélodies. J’ai juste changé quelques instruments. J’ai changé la partie de l’harpe avec la guitare, j’ai mis un petit peu d’harpe là, mais tous ceux qui connaissent le son original doivent probablement se gratter la tête genre: ‘Comme est-ce qu’il a pu…?’

D-Dot: Je peux me tromper, mais je n’ai jamais entendu un rappeur rapper toute une histoire et ensuite te raconter à nouveau l’histoire sans la rapper. Dans I Got A Story To Tell, Big te raconte comment il a rencontré cette meuf. Elle était sauvage, il est allé chez elle sans savoir qu’elle baisait ce joueur de basket. Le joueur de basket revient chez lui, et pour sortir de là, Big a du faire semblant qu’il la volait. Donc on a l’impression qu’elle est en train de se faire voler au lieu de baiser Big. Et ensuite il termine l’histoire, l’instru continue et il raconte exactement ce qu’il a rappé, au cas où tu ne l’aurais pas compris, comme si il le racontait à ses potes. C’est la partie créative de ça que je n’ai vu personne faire.

 

13 Notorious Thugs

Puff Daddy: Big comprenait à quel point le Midwest et le South étaient important à cette époque là. Il adorait Bone Thugs. Le fait qu’il aimait vraiment les mélodies faisait qu’il aimait vraiment Bone Thugs.

Krayzie Bone: Puff nous a appelé alors qu’on était en Californie: ‘Venez au studio ce soir.’ Donc on y est allé. Dès qu’on est entré, Big a dit: ‘Qu’est-ce que vous mangez, buvez et fumez?’ C’était choquant à quel point il était réaliste. Le négro se la pétait beaucoup dans ses textes, mais lorsque tu le rencontrais c’était un gars très humble. Il y avait beaucoup de trucs qu’il voulait savoir de nous comme nos flows. Il voulait juste savoir comment on en était arrivé à faire notre style et comment on posait nos voix. Il nous regardait enregistrer genre: ‘Bordel, vous êtes dingues.’

Layzie Bone: Je suis venu avec quelques grammes d’herbes, et 15 minutes après Biggie les avait dans ses mains (rires). J’étais genre: ‘Ce mec vient de me voler mon herbe!’ Mais je n’ai rien dit parce qu’il était cool. Lorsque Biggie a fait notre style, c’est à ce moment que Bone a reçu du respect. C’était comme si l’industrie entière ne nous avait jamais respecté. Mais Biggie nous a dit toute la nuit: ‘Vous êtes venu et vous avez posé vos couplets tellement vite. Vous êtes incroyables.’ Il était émerveillé et on lui a dit à quel point on l’appréciait.

D. Roc: Ce gars Layzie a perdu conscience dans la voiture. Ils avaient commandé un bac d’Hennessy, le buvant d’eux même. Il était plus bourré que tout le monde et tout le monde était genre: ‘Ce gars va foutre en l’air toute notre nuit.’ Lorsque c’était son tour, je suis allé et j’ai tapé sur la fenêtre. Son visage était contre la vitre, bavant, assommé. Il a marché directement de la voiture jusqu’au studio, il a fait son couplet en une prise et a prit un joint et a de nouveau perdu conscience.

Stevie J: Après que les Bone Thugs aient enregistré en déchirant tout, Big a prit le son chez lui pendant un moment. Il disait: ‘Je ne vais pas poser mon couplet, je vais attendre, ce style n’est pas ce à quoi je suis habitué.

Lil’ Cease: Personne ne pouvait être en studio lorsque Big enregistrait son couplet pour ce son. Il voulait vraiment réfléchir et le maitriser, parce qu’il savait qu’il était sur le point de faire quelque chose de différent, et que ce qui allait sortir du studio allait être tellement nouveau.

 

14 Miss U

Kay-Geem: Je les ai approché. J’avais une idée de démo. Missing You par Diana Ross, c’est ce sur quoi je travaillais. C’est rejoué, pas samplé. J’ai toujours aimé ce son et ai pensé qu’un jour ce serait lourd sur des drums durs. Mon pote a écrit le refrain. Il a écrit les mots et on en a fait une démo. C’était spécifiquement pour Biggie. Ensuite j’ai appelé Puff. Je la leur ai envoyé et Puff nous a appelé et nous a dis: ‘Big a adoré! Il veut faire ce son mais je veux mettre 112 dessus. Est-ce que ça te dérange si c’est 112 qui le fait au lieu de ton pote?’ Ce n’était pas un problème.

Lil Cease: Le son parlait de O. C’était le pote de Big, quelqu’un avec lequel Big trainait chaque jour. Il s’est fait attrapé dans le ghetto. Il s’est fait tuer dans un magasin à Brownsville (Brooklyn), pas très loin de là où il venait. Il s’était fait tirer deux fois dessus dans un magasin.

 

15 Another

Stevie J: Ce son était fun parce qu’ils beefaient pour de vrai. Kim parlait mal et tout. Big disait: ‘Fuck you salope.’ Et elle disait: ‘Fuck you toi aussi négro.’ Tu entends tout ce qu’ils crachent? C’était authentique. Ils avaient vraiment un problème entre eux à cette époque.

Lil Kim: On a eu une énorme bagarre. J’avais entendu qu’il y avait eu un truc entre lui et une meuf. On parlait de ce qu’il s’était passé, et tout d’un coup, j’ai commencé à le frapper! Et mon pote Mo a essayé de m’attraper, et D. Roc s’est interposé. Et j’ai frappé Big tellement fort et il était avec sa béquille donc j’ai foutu sa béquille sur le sol! Je lui ai dit: ‘Tu dois rester parce que je pourrais avoir besoin de ton aide pour mes lignes.’ Et il m’a répondu: ‘Je ne vais pas t’aider. Tu vas me dire comment tu te sens. J’ai toujours laissé sortir mes sentiments et tu vas aussi le faire. Donc je l’écouterai quand ce sera terminé.’
Je voulais vraiment qu’il me traite comme un bébé. J’étais vraiment gatée et je voulais qu’il soit avec moi 24/7. Je voulais qu’il soit en studio. A ce moment là, je n’aimais pas être en studio seule avec Puff, parce qu’il est vraiment chiant! Biggie savait comment je travaillais donc il me laissait faire mon truc à l’arrière du studio et il venait voir chaque demi heure ou chaque heure. Puff venait toutes les 5 minutes! ‘T’as quelque chose? Laisse moi écouter.’ Je suis genre: ‘J’essaie de créer quelque chose ici. Je n’y arrive pas avec toi tout le temps sur mon dos!’ Beaucoup de paroles étaient vraies. J’ai du aller au tribunal pour Big lorsqu’il y a eu cette affaire à Camden au New Jersey. Tu sais, un promoteur a dit que Big l’avait tabassé, donc j’ai du aller au tribunal pour témoigner pour lui et le soutenir. J’étais vraiment furieuse! J’avais vu Big en train de baiser une meuf. Et ça me faisait chier! Et je venais juste de payer sa caution ce jour là! Après que j’ai fais la chanson, je ne l’ai plus vu. Je pense que je l’ai vu une fois avant qu’il soit parti pour Los Angeles.

 

16 Going Back To Cali

Easy Mo Bee: J’ai toujours voulu faire quelque chose avec ‘More Bounce To The Ounce’ de Zapp. Je voulais l’attention de Los Angeles. Il y avait beaucoup de tensions, East Coast/West Coast. Mon manager à l’époque était d’LA. Il disait: ‘Regarde, à LA, dans les soirées, lorsque More Bounce passait, c’était le son qui rendait tout le monde dingue. Ca a toujours été l’hymne de LA.’ Tu as cette tention de merde entre la East et la West, et j’ai senti que peut-être, tout le monde pouvait être ensemble le temps d’une chanson, ou d’une instru.
J’étais tout seul dans la voiture, écoutant la radio. Je pense que j’écoutais 98.7 Kiss et je pense qu’ils ont passé More Bounce. Je roule en voiture en kiffant, comme si je ne l’avais jamais entendu avant. Je parlais à moi même genre: ‘Tu n’as jamais fais quelque chose comme ça. La raison pour laquelle tu ne l’as jamais utilisée avant est parce que beaucoup trop de personnes l’ont déjà utilisée.’ Mais tout le monde en avait juste fait une boucle, personne ne l’avait découpée comme si c’était ‘Funky President’. Donc j’ai eu l’idée de laisser les drums mais d’avoir la basse faire quelque chose de totalement différent.
Lorsqu’ils m’ont rendu la chanson terminée, ils disaient: ‘Yo, tu n’as pas entendu ça? Big a détruit ton son.’ Lorsque je l’ai entendu: ‘I’m going going, back, back to Cali, Cali’ j’ai dit: ‘Awww merde! Qu’est-ce que vous foutez?’ Je pensais qu’ils commencaient à foutre la merde. Parce qu’à ce moment, il y avait deux orientations différentes que tu pouvais prendre en disant: ‘Je reviens en Californie’. Tu pouvais le prendre genre: ‘J’y retourne pour en prendre le controle’, ou tu pouvais le prendre comme Big l’a exprimé dans son son, pour les meufs et l’herbe. En fait, si tu écoutes le son, ce n’est en aucun cas négatif. Mais rien que le titre, je ne vais pas mentir, ça m’a fait un peu peur. Je me disais: ‘Yo, est-ce que c’est la chose saine à faire pour le moment?’

Puff Daddy: Tout le monde avait toujours peur lorsqu’on allait en Californie et on en était conscient, mais on essayait de rendre ça positif. On disait juste qu’on allait passer un bon moment. Il disait qu’il avait de l’amour pour Cali. Juste parce qu’il avait un problème avec une personne ne voulait pas dire qu’il allait commencer en disant qu’il n’aimait pas toute la Californie.

 

17 Ten Crack Commandments

DJ Premier: On l’a créé et le truc dingue c’est que Snoop était là et donc Daz aussi et c’était pendant le beef. Ils étaient là en train de trainer, c’était que de l’amour. Pour résumé: sur Ten Crack Commandments, Big a posé son couplet et la seule chose que Big m’a dit de faire, en plus de ce que j’avais déjà fait était: ‘Chaque fois que je dis number one, two, three, tu prend ce scratch de Chuck D et tu le scratch avec moi quand je dis le nombre.’ J’ai dis, pas de problèmes. Je l’ai fais et c’est devenu un autre hit. Je pense que c’est un des meilleurs sons qu’il n’a jamais fait. Dès qu’il avait finit de poser il a dit: ‘Premier, je l’ai fais, je l’ai fais, je suis le meilleur!’ Et ce fut la dernière fois que je l’ai vu.
C’était le fait que ça s’appelait Ten Crack Commandments. Chuck n’aime pas ça, il ne veut pas que sa voix soit affiliée avec quoi que ce soit qui implique l’utilisation de la drogue ou boire de l’alcool, le sexe ou quoi que ce soit. Donc ils s’en sont pris à la succession de Biggie, disant qu’on avait transgressé en utilisait la voix de Chuck D dans un son qui approuvait l’utilisation de la drogue. Je ne l’avais pas vu de cette façon, parce que, pour moi, ce son était destiné aux gars dans la rue. Donc pour résumé, je lui ai dis ça après que Big soit décédé, et sa mort était encore fraiche donc j’ai dit à Chuck avec qui j’étais en tournée: ‘Yo Chuck, pourquoi tu n’y vas pas doucement avec ça? Pourquoi est-ce qu’on doit traverser tout ça alors que Big est mort et qu’il n’est pas là pour défendre son procès. Tu vas faire subir ça à sa mère? Je ne pense pas que ce soit juste spirituellement.’ Il a répondu: ‘Tu sais quoi? Si ça prend des proportions énormes, j’y mettrai fin.’ J’ai dis: ‘Ok, très bien.’ Il n’y a jamais mis fin. J’ai vu Chuck un jour dans mon quartier, il est venu me tapoter l’épaule, il était avec ses gosses et je lui en ai un peu reparler. On ne s’était plus jamais parlé après et j’ai commencé à avoir une petite haine envers lui. J’ai trouvé qu’il était hypocrite. Je n’aurais jamais poursuivit un homme mort en justice, surtout Big. Je trouvais que c’était mauvais spirituellement, surtout pour ce qu’il représente. J’aime Chuck D en tant que lyriciste, que performeur et qu’écrivain et en tant que la tête de Public Enemy. J’aime ce qu’il représente et j’ai trouvé que c’était dingue qu’il ne pouvait pas laisser la mort d’un gars primer sur un procès. J’aurais préféré qu’il m’en veuille plutot qu’il poursuive la succession d’un homme mort. Ca a créé une grosse brèche dans le rap game. Mais j’ai vu Chuck à la veillée avant l’enterrement de Jam Master Jay et on a parlé et on a mis tout ça derrière nous maintenant.

 

18 Playa Hater

Stevie J: Paya Hater a été faite avec Ron Grant du groupe Blue Angel. Le studio était situé au 321 west 44th mais le strip club Blue Angel était juste à coté. Il y avait un groupe qui avait pour habitude d’y jouer, ils étaient vraiment bons. Je leur ai demandé: ‘Vous voulez enregistrer quelque chose avec moi?’ Moi et Puff les avons ramené et on l’a fait en une prise. Le truc dingue c’était Big qui chantait. Il voulait faire un album entier de ballades. Il voulait l’appeler Big Ballads.

Lil Cease: C’était nous dans le son. On était défoncé et on le chantait. Et Puff est arrivé et a tout changé. C’était une connerie. Quand on l’a entendu sur l’album on s’est dit: ‘Ce négro a effacé tout ce qu’on a fait.’ Puff se battait pour être beaucoup sous la lumière des projecteurs. Il voulait être célèbre.

 

19 Nasty Boy

Stevie J: On a eu un problème avec ce son. On avait utilisé le sample Nasty Girl de Vanity 6. Moi et Puff étions allez voir Prince et il ne nous a pas laissé l’utiliser. C’est pour ça que j’ai fais des sons funky à la basse sur l’instru.

 

20 Sky’s The Limit

Clark Kent: Un jour nous étions à New York pour que Big puisse enregistrer pour Who Shot Ya? Ensuite nous sommes allé reprendre le bus et j’avais une cassette remplie de prods. Il m’a dit: ‘Ok, ça c’est pour Junior MAFIA, ça c’est pour Junior MAFIA, ça c’est pour Junior MAFIA…’ C’est comme ça qu’il a choisi toutes les chansons pour l’album de Junior MAFIA. Ensuite il a dit: ‘Ca c’est pour moi.’ J’étais là: ‘Mec, tu ne feras pas d’album avant un an et demi, voir deux ans.’ Il a dit: ‘Je m’en fou, garde les, c’est pour moi.’ J’ai du lui dire qu’Akinyele voulait aussi l’instru. Il m’a dit: ‘C’est pour moi.’

 

21 The World Is Filled

Carl Thomas: A l’époque, je n’avais pas encore officiellement signé avec Bad Boy. Puffy et moi étions encore en train de négocier. The World Is Filled m’a vraiment aidé à prendre une décision en ce qui concerne là où je voulais être. J’étais vraiment fier de ça lorsque ça a été fait. C’était quelque chose que Big adorait, et lorsqu’il m’a vu, il me l’a fait savoir. C’était une des plus grandes récompenses que je pouvais recevoir… Moi, venant du Midwest, j’avais pour habitude de regarder mes oncles dans le rap game et différents pimps dans le quartier. C’est drole, le refrain que j’ai écrit, ‘The world is filled with pimps and hoes…’ était en fait une partie d’un poeme que j’avais écrit dans la salle d’étude en dixième (seconde). J’avais 15 ans.

 

22 My Downfall

Puff Daddy: C’était moi. C’était ma colère. J’étais énervé par rapport à toute la situation et par rapport à tout ce qu’il se passait autour de nous dans le Hip-Hop. Il y avait des gens contre nous dans notre propre région, beaucoup de gens attisaient les flammes. J’ai senti que beaucoup étaient jaloux et il y avait des gens qui espéraient vraiment qu’on se fasse tuer. C’étaient des rumeurs. Tu sais qu’il y avait des rumeurs qui disaient: ‘Big s’est fait tirer dessus’ ou ‘Puff s’est fait tirer dessus’. Les gens nous regardaient genre: ‘Vous êtes vraiment en beef’ genre ils espéraient vraiment que quelque chose arrive. Donc c’est la raison pour laquelle la chanson s’intitule ‘Prie pour ma chute’. Ce son était flagrant, c’est pour tout le monde et tout ce qu’il se passait et c’était une chanson très émotionnelle.

Nashiem Myrick: Carlos avait fait cette chanson au Trinidad et la façon dont Big l’a déchiré… l’instru est dingue parce que ça sonne comme un beat jamaicain dessus. C’est la façon dont Big rappait dessus. Il ne comptait pas la caisse ou autre. La façon dont il posait son flow dessus donnait l’impression que c’était trois beats au lieu de quatre. Stevie, il est entré et a fait l’overdub et c’était dingue. Puff a fait venir quelques vocalistes dessus. Ensuite j’ai amené DMC pour faire le refrain, parce que Big voulait que le refrain soit: ‘Pray and pray for my downfall.’ Ils voulaient que quelqu’un le scratch. J’ai appelé Clue pour qu’il le fasse mais ça ne sonnait pas bien parce que le son interférait avec. Donc j’ai fait venir DMC lui même pour qu’il pose dessus.

DMC: P Diddy m’a appelé et m’a demandé de faire cette partie. C’était prit de Together Forever de Run DMC, c’était la partie où je disais ‘MCs have the gall, to pray and pray for my downfall’. Au début, je pensais qu’ils voulaient que je vienne là pour qu’ils puissent sampler le son original. Mais ils m’ont dit: ‘Nah D, on veut que tu le refasses.’ Quand ce son est sorti, c’était le truc le plus énorme au monde pour moi. Ca m’a rendu immense. Ca m’a permi d’être pertinent pour les jeunes fans d’aujourd’hui. Partout où j’allais, c’était genre: ‘Yo, DMC est sur l’album de Big.’

 

23 Long Kiss Goodnight

Lil’ Cease: Ca visait Pac. Mais il y avait d’autres trucs au début de la bobine que personne n’a entendu. On a du le changer, c’était un peu trop. Je ne peux pas me rappeler de ce que Big a dit sur lui, mais c’était dingue. On ne pouvait pas mettre ça sur le cd. Il ne voulait pas le faire. Il y avait du feu, mais il ne voulait pas trop en faire, il voulait juste en parler et faire savoir au négro: ‘Je sais ce qui se passe, et je pourrais devenir un massacreur si je le voulais. Si je voulais vraiment m’en prendre à vous, je pourrais. »

Puff Daddy: Naaah. C’était juste des paroles de MC. Je sais que les gens veulent imaginer, mais c’était juste des paroles. Tu l’entend de moi. Je dis la vérité. Si Biggie allait faire un son sur Tupac, il l’aurait fait en citant son nom. Ils ne mettaient plus de gants, Tupac avait fait Hit Em Up.

RZA: Biggie a toujours été assez cool avec moi. Il aimait le son du Wu-Tang. Il m’avait demandé à être sur l’album. Je ne savais pas si tout le monde dans son camp était d’accord avec, parce qu’à un moment il y avait eu un peu de tension dans l’air avec l’album Cuban Linx de Raekwon et avec quelques déclarations qui ont été faites. Mais on était toujours cool l’un l’autre. Biggie a écrit le couplet après son accident. Au début on avait Cappadonna qui faisait le refrain, il disait beaucoup de trucs. Au début, tu peux entendre Cappadonna, ensuite Puff a fait son truc à la fin. Je ne savais pas que ça allait être là mais je sais comment ils travaillent. Je n’étais pas en studio lorsqu’ils ont fait ça. J’y suis allé quelques semaines après qu’ils aient enregistré le couplet. Ils voulaient le mixer eux même mais ils ne savaient même pas où mettre certains trucs. J’avais tellement de sons dedans, ils ne savaient pas à quoi j’avais pensé.
On avait quelque chose comme 10 éléments musicaux basiques sur cette chanson. A la fin il parlait de tous ceux avec qui ils étaient en froid à ce moment. Il aurait pu parler de moi (rires) parce qu’il y avait quelques piques envers Biggie sur The Cuban Linx.

 

24 You’re Nobody (’Til Somebody Kills You)

Stevie J: Le Révérant Hezekiah Walker vient pendant qu’on corrige le refrain sur le son. Je me marrais énormément. On va à l’église, moi et Puff. Sur ce son c’était Big qui chantait le refrain. Il était genre: ‘J’ai ce refrain, (chantant) You’re nobody…’ Big n’était pas là le jour où Faith était là. Elle a dit: ‘Qu’est-ce que je vais chanter?’ Puff lui a chanté: ‘You’re nobody ’til somebody kills you.’ Mais ce qui était génial c’est comment Big et Faith ont chanté ensemble sur ce son, mari et femme. C’était sexy pas vrai?

 

 

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