Les 10 choses qu’on a apprises sur Kendrick Lamar dans son interview avec Zane Lowe

22 Avr , 2017  

De la corrélation entre Damn et TPAB à sa motivation à être le meilleur en passant par sa manière d’enregistrer, l’inspiration de Tupac, Obama et des unreleaseds sur l’élection américaine, retrouvez les 10 points les plus intéressants de l’interview de Kendrick Lamar avec Zane Lowe.

 

Une discussion avec Obama et la définition du changement

« Ce que j’ai appris de cette expérience a été de savoir que le changement allait prendre plus que 8 ans. Beaucoup de fois, lorsque j’étais un jeune adulte au moment où il s’était fait élire, je pensais que ça allait changer à 360°. Donc lorsque j’ai eu une conversation avec lui il m’a dit: ‘Le changement ne commence pas pendant que je suis ici, il commence lorsque nous quittons l’endroit dans lequel nous sommes.’ Il faut se préparer pour la prochaine décennie car c’est ce que tu vas faire qui résultera en un changement. »

 

To Pimp A Butterfly et Damn, deux albums en un

« To Pimp A Butterfly serait l’idée de changer le monde et la façon dont on y a travaillé. DAMN. serait l’idée que je ne peux pas changer le monde jusqu’à ce que je change moi même. Donc lorsque tu écoutes des sons comme Pride, Humble, Lost, Love, ce sont des émotions humaines que j’observe à travers un miroir et que je fini par accepter. Réfléchir à l’idée du monde lui même et le combiner en deux albums. J’espérais que les auditeurs soient attentifs et prennent quelque chose de ces deux idées et continuent à vivre en atteignant le meilleur potentiel qu’ils voient en eux mêmes. »

 

Il reste extrêmement motivé à être le meilleur

(Sur le fait d’être le meilleur rappeur vivant): « Je dois l’être. Je suis tellement passionné à propos du Hip-Hop. Je l’aime à un point que je ne peux même pas décrire. Et lorsque j’entend ces artistes dire qu’ils sont les meilleurs, je me dis que je ne fais pas ça pour avoir une bonne chanson ou un bon rap ou un bon refrain ou un bon bridge, je veux faire ça à chaque fois. Point final. Et pour le faire à chaque fois, tu dois te mettre au défi, et te confirmer à toi même, et à personne d’autre, que tu es le meilleur. Personne ne peut m’enlever ça. C’est le désir que j’aurai toujours. »

 

La rencontre de son père avec Top Dawg

(Pour ceux qui n’ont pas compris le son Duckworth, Kendrick y raconte que Top Dawg avait failli tuer le père de Kendrick il y a longtemps)

« Un an après avoir rencontré Top Dawg (je l’ai rencontré lorsque j’avais 16 ans), mon père est venu au studio alors que j’y étais depuis un moment. Il avait entendu dire que je faisais de la musique avec Top Dawg mais mon père ne le connaissait pas sous le nom de Top Dawg, l’industrie le connait en tant que Top Dawg. Avant qu’il soit Top Dawg, il avait un autre nom. Donc lorsqu’il est rentré dans cette pièce et qu’il a vu que Top Dawg était ce gars là, il a pété un cable. Encore aujourd’hui ils en rigolent et ils en rigolent et ils se racontent la même histoire encore et encore. »

 

Il veut qu’on écoute sa musique longtemps

« J’aime mettre beaucoup de choses différentes et de jeux de mots et des messages dans ma musique parce que je veux qu’elle vive plus longtemps que deux semaines. Plus longtemps que la capacité de concentration qu’on avait quand on était gosses: on le prend, on l’écoute, et on passe à autre chose. Moi je veux que ma musique vive pour les 20 prochaines années. Tu dois l’écouter encore et encore pour comprendre la direction et le message que je met dedans. Je veux que tu fasses ça. Je veux défier la façon dont tu penses et la façon dont t’absorbes la musique. C’est ça qui m’excite. »

 

Toujours inspiré par Tupac

« Peu importe le nombre de fois où je suis Kendrick Lamar, j’aurai toujours ce sentiment d’atteindre une certaine norme d’empathie et de compassion envers un son de la même manière que Tupac approchait la musique. Ce sera toujours dans un coin de ma tête de ne jamais oublier ça. Peu importe la portée du son, peu importe la portée de l’album, Tupac avait toujours de la compassion. Et c’est la raison pour laquelle son souvenir et son héritage ne quitteront jamais ma musique.

 

Il met du temps avant d’écouter ses albums après qu’ils soient terminés

« Dès que j’ai terminé le mastering, j’éteins tout et j’essaie de ne pas l’écouter ou de voir les avis des gens pendant un bout de temps. Parce que j’ai été attaché à cette oeuvre d’art pendant l’année écoulée et je ne veux pas entendre ce que les gens changeraient dessus. Je veux juste le donner aux gens et le laisser faire son temps. Et c’est lorsque je reviens sur scène que je veux ressentir tout ça. C’est à ce moment là que je veux voir ta réaction, parce que je ne peux pas voir ta réaction sur internet.

 

Il planifie ses sons avant de les enregistrer

« Avant d’aller en studio et d’enregistrer le son, tout est probablement prémédité à 80%. L’important pour moi c’est l’exécution. Je peux entrer dans la cabine d’enregistrement avec un millier d’idées, mais si je ne l’exécute pas de la bonne manière je ne me sens pas chez moi. »

 

Il a enregistré beaucoup de sons sur l’élection américaine

« J’ai beaucoup de chansons au sujet de l’élection. C’est uniquement de la frustration. Le simple facteur ‘wow’ sur ce qu’il se passe. Ce qu’il se passe est que, j’ai ces sons, et il y a certaines parties dans ces sons que je pourrai extraire pour faire en sorte d’en parler. »

 

C’est un grand fan de Rihanna

« J’ai toujours voulu travailler avec Rihanna. J’aime tout chez elle. Son coté artistique, la façon dont elle représente les femmes afin qu’elles ne soient pas seulement elles mêmes mais pour qu’elles puissent s’exprimer de la façon dont elle s’exprime à travers la musique et de la façon dont elle se comporte… elle est une vibe à elle seule. »