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Dans les coulisses de Compton de Dr Dre

12 Août , 2016  

Les producteurs et featurings de Compton racontent l’élaboration des chansons de l’album une par une.

01: Intro

Focus…:

« Tout dans l’intro n’était pas juste produit par moi et Dre; Dante Wilson a fait le tout début de l’album, qui sonne comme l’ouverture d’un film, et c’était ce que voulait voir Dr Dre et Dante l’a parfaitement reproduit. Et ensuite lorsque le commentaire arrive et que la musique commence, c’était moi et Dre. C’était, honnêtement, tout ce que voulait voir Dre: il voulait que tout soit dédié au passé, présent et futur de Compton. »

02: Talk About It

King Mez:

« Kendrick était incroyable, je me rappel lorsqu’il a entendu mon couplet sur Talk About It pour la première fois. Il s’est retourné, m’a souri et m’a checké. C’est cool mec, c’est un honneur pour moi. J’ai rencontré Kendrick plusieurs fois, mais la fois où je l’ai vraiment rencontré j’étais avec Dre au concert de Game il y a peut-être 6 mois. Kendrick est allé près de Dre et l’a checké. Je me suis mis en arrière parce que je sais qu’ils ont une très bonne relation et je ne voulais pas être dans le chemin pendant qu’ils parlaient et tout. Il s’est retourné, m’a checké et a dit: ‘J’ai vraiment aimé ta vidéo’, et il a commencé à me décrire ma vidéo. J’étais genre: ‘Merde, je ne pensais même pas qu’il savait qui j’étais et il décrit ma vidéo!’ C’est un gars très humble, il a les pieds sur terre, il garde une oreille sur ce qu’il se passe dans la rue et est toujours attentif. Une personne vraiment humble; tous ceux que Dre garde à ses cotés sont des gens super bien.

On a travaillé sur l’album depuis 11 mois. Il y avait un paquet de sons avant qu’on arrive. Justus et moi sommes arrivés au même moment, et quand on est venu Dre a laissé tomber l’album. Il a laissé tombé chaque idée et on a tout recréé. C’est vraiment dans un coffre quelque part et je ne sais pas si ca verra le jour. Mais il y a des sons qu’on a fait que j’ai vraiment aimé et que Dre a vraiment aimé et ca se retrouvera surement sur mon prochain projet. »

03: Genocide

Candice Pillay:

« Genocide vient d’une idée que Marsha Ambrosious a eue. Je travaillais sur un autre truc avec Dre à ce moment la et ensuite Dre est arrivé avec le beat de Genocide et il avait écrit avec Marsha depuis longtemps, donc Marsha a écrit le refrain sur Genocide et ensuite il y avait cette petite partie dessus qui était la partie du rap/chant. Et ils cherchaient quelqu’un pour le faire, et Dre me connaissait plus pour mon autre ambiance vocale, mais il n’avait pas idée que je pouvais faire ca. Parce que si t’écoutes The Mood Kill, c’est exactement un mélange entre Genocide et Medicine Man. Donc Dre ne savait pas que je pouvais faire ca et je l’ai approché et lui ai dit: ‘Laisse moi avoir ce son pour le terminer.’

Et on a essayé, et à cause du fait que j’écris des textes pop, je suis très bonne sur les voix et le flow, et ca ne marchait pas pour le son. Dre pensait que c’était trop pop et il continuait à me dire: ‘Tu dois donner l’impression que tu viens de traverser la guerre’. Et je me rappel que j’étais malade et j’avais attrapé un rhume et ma voix était très rapeuse, donc à ce moment la j’avait des diffcultés à faire sortir le son de ma voix. Et il a eu l’idée d’essayer à nouveau et de rapper complètement hors beat. Je l’ai fait et on s’est regardé et on s’est dit: ‘Ca déchire!’. Je devais mettre mon propre assaisonnement dessus . J’ai changé quelques mots et Dre a aimé et ensuite il a ajouté son couplet et il a décidé qu’il voulait avoir Kendrick dessus et il a tout tué. »

04: It’s All On Me

BJ The Chicago Kid:

« En ce qui concerne la créativité de la chanson, je ne sais même pas qui a produit le son. Je fais que travailler dessus. Quand tu travailles avec des gens comme Dre, tu ne poses pas 50 millions de questions à ce sujet là, tu poses 50 millions de questions sur comment rester en vie dans l’industrie. Tu demandes des conseils. Tu ne poses pas les mauvaises questions, tu dois connaitre ta place. Tous ceux qui étaient la respectaient le rap game jusqu’à un certain degré, jusqu’au point où, si une personne demande, tu vas demander quelque chose qui peut faire avancer ta carrière. Il y a tellement de producteurs et d’écrivains et tout ce qui se passe là qui fait que c’est une bête dans ce qu’il fait. En ce qui concerne la création d’une vibe, le Doc sait ce qu’il fait. Il est toujours Dr Dre. Les gens disent qu’il est de retour, mais il n’est jamais parti. Il est allé nulle part. 

Ce qui est dingue c’est que avant que moi et le Doc travaillions sur Compton, on a parlé pendant des mois au téléphone, mais je ne savais pas ce qu’on sait maintenant au sujet du bizness. On essayait juste de se voir pendant au moins un ou deux jours, mais après il devait partir et je devais partir. On n’a jamais pu trouver un moment. Donc quand on a réussit à le faire, c’était historique.

Quand tu vas en studio, tu fais que travailler. Tu ne penses pas à ce sur quoi tu vas travailler; ca peut gèner le processus créatif. Si tu réfléchis trop, ca fout tout en l’air. Tu fais ce que tu sais faire naturellement. »

05: All In A Day’s Work

Anderson .Paak:

« La première chanson que j’ai entendu était ‘All In A Day’s Work’ avec Marsha Ambrosious. Et Dre me racontait la vibe vers laquelle ils allaient et j’étais genre ‘Laisse moi prendre le micro’. Donc j’ai sauté dessus, je ne réfléchissais pas vraiment, je faisais juste du freestyle et ‘all in a day’s work était une des phrases qui est sortie. Et Dre était genre, ca déchire. Après ca j’étais en studio pratiquement chaque jour et on a développé une grande relation. Et je veux dire, sa réputation va sans dire, mais j’ai le plus grand respect pour lui et notre relation de travail le reflète. »

06: Darkside/Gone

King Mez:

« Pour Darkside/Gone, j’étais dans ma voiture et le producteur Best Kept Secret m’avait envoyé l’instru il y a un bout de temps. J’étais juste dans ma voiture, kiffant l’instru et réfléchissant au refrain que je pouvais faire pour mon propre projet, parce que je ne savais même pas si Dre allait la prendre. Mais je l’ai amené en studio et j’enregistrais pour mon prochain projet et Dre l’a entendu et a vraiment aimé. Donc j’ai dit, on va le mettre sur Compton si t’aimes vraiment. Donc c’est là où le refrain de l’intro de Darkside/Gone est venu. Le processus de création dépend; c’est venu de plusieurs directions différentes.

Honnêtement mec, Dre est comme Phil Jackson. C’est ce que je lui dis tout le temps. C’est un coach incroyable et aussi un joueur incroyable. C’est un gars talentueux; tu ne vois pas ca souvent. Il m’a juste entrainé pour explorer différents niveaux de ma voix et de mon talent et beaucoup de choses différentes. C’était un honneur de travailler pour lui. Il y a beaucoup de fois où il a fait confiance en mon opinion pour beaucoup de chansons où j’avais choisis le beat, ou le son de Darkside/Gone où j’avais amené ce son. Ou si il enregistre, il me regardera et dira: ‘T’en penses quoi? Tu penses que je devrais essayer ca?’ Je suis honoré qu’il ait confiance en mon opinion pour beaucoup de choses. Ca a été une bénédiction. »

07: Loose Cannons

Cold 187um:

« Dr Dre m’a appelé pour que j’écoute des sons solos sur lesquels il travaillait et il m’a fait écouter plusieurs sons et il avait quelques idées de featurings. Et après peut-être trois jours où je faisais qu’écouter les sons, il m’a demandé si je voulais être dessus. Les producteurs sont arrivés et on a travaillé sur la chanson Loose Cannons, donc on a commencé vers 8h du soir et on n’en est pas sorti jusqu’à 7 heures du matin. On avait la chanson et l’idée dès le premier jour, et le deuxième jour on a commencé à poser dessus et tout. Au départ on n’avait pas une troisième personne dessus et on ne savais pas qui allait être dessus parce qu’il avait une liste des gars qu’il voulait avoir sur le son. Mais Xzibit m’a entendu avec Dr Dre après qu’on ait posé dessus et il voulait être dessus. Et c’est comme ca que ca s’est fait. »

Focus…:

« C’est marrant parce que parfois je vais juste faire écouter des samples. Dre m’a entendu jouer avec et il a aimé l’intro, donc on a assemblé ca. Et j’écoutais différentes sections du sample, sur le clavier et je travaillais dessus et il était genre: ‘Met ca.’ Donc tout ca a été orchestré par lui, mais il y avait plusieurs parties qu’on voulait qu’elles soient différentes. Et à chaque morceau, tu peux l’entendre, il y a un emcee plus agressif à chaque fois. Donc c’était vraiment une de ces chansons que Dre a assemblé. A la fin c’est très dramatique, il veut que l’album en entier ressemble à un film, donc c’est pour ca que c’est si détaillé. Dre fait vraiment attention aux détails. »

Cold 187um:

« Le truc cool au sujet de Loose Cannons est que j’ai été impliqué avec le son depuis le début de la création du beat, jusqu’au skit à la fin, donc c’était vraiment comme dans le passé. On était vraiment en studio profitant de ce moment. »

08: Issues

Focus…:

« Basé sur le sample ‘Ince Ince’ de la chanteuse turque Selda, on s’amusait dessus. Et quand Anderson a fait son truc dessus, on essayait de voir la direction qu’on allait prendre, et Trevor Lawrence Jr a commencé à jouer sa boucle de batterie qui était dingue et Theron Feemster a joué dessus et ca a commencé à se construire à partir de la, le guitariste Curt Chambers a joué, et on commencait vraiment à formuler ce que le son allait être. Ce son était vraiment fun à regarder construire parce que tout s’est mis ensemble très vite. »

Anderson .Paak:

« Ca a été enregistré la première fois que je suis allé à la maison de Dr Dre. Ce jour là il nous a invité, on a fait connaissance, il nous a laissé voir une partie du film. Il a commandé de la nourriture Grecque et il y en avait blindé donc j’ai bouffé comme un cochon (rires). Et après ca on est allé en studio et je l’ai entendu. J’ai entendu le riff de guitare et j’étais genre: ‘C’est dingue, c’est le genre de truc que je veux faire.’ Et on commencait à écrire ensemble. On avait écouté les Doors et tous ces groupes de rocks et on a commencé à écrire des paroles sur ca et c’était bouclé. Et ca s’est passé en plusieurs phases, et Cube s’est mis dessus à la dernière minute. »

Focus…:

« Dem Jointz est une personne incroyable, point final, mais il avait une façon très créative d’approcher les choses. Même sur ‘Issues’, Dre disait qu’on avait besoin d’un refrain et sur le beat original qui était en dessous du couplet il a écrit le refrain. Donc j’ai juste changé la musique pour que ca aille avec son refrain. Son refrain était tellement parfait pour cette chanson parce que ca lui a donné une dynamique pour qu’on puisse être agressif sur chaque couplet. Il est très artistique et très créatif et il ne regarde pas la musique en tant qu’instru, il regarde à la musique en tant que composition. Donc il a vraiment amené son propre goût au projet. »

09: Deep Water

Focus…:

« C’est moi qui ai commencé à travailler la musique sur ce son. C’était quelque chose que Dre voulait que ce soit terminé, c’était un des derniers sons qu’on a fait, et j’ai commencé à faire la musique et mon fréro Ty Cannon, c’est le A&R du label, il me disait: ‘Yo, tu dois faire venir Cardiak’. Donc a commencé à faire ce beat. Donc dès qu’on avait construit toutes les fondations, Dem Jointz et DJ Dahi sont venus et ils ont commencés à nous donner des bouts de morceaux. Après çà tout a commencé à rouler. Donc lorsqu’on l’a fait écouter à Dre, il était genre: ‘Met ce bout là…’ Tout çà était incroyable. Il n’y avait pas d’égo, pas de problème, tout le monde ajoutait juste ses parties. »

Anderson .Paak:

« Deep Water, on a fait ca aussi à la maison de Dre. J’ai senti qu’on avait fait ça le même jour qu’on a fait Issues. Dre disait ‘Je veux un couplet entre moi et celui de Kendrick’, et je disais: ‘Merde, pour moi ça m’a l’air déjà finit’. Mais il était très concentré et il vit à la plage et il m’a raconté le concept et il disait: ‘Chaque vague qui se crash me donne une impression d’orgasme. Et tu en as de toutes différentes sortes: les courtes, les longues.’ Et il voulait vraiment avoir le concept des eaux profondes et le sentiment qu’on se noie. Donc je pense qu’il voit beaucoup de funk psychédélique avec ca, et j’ai senti qu’il passait un bon moment en amenant ca et jouant avec plusieurs effets. J’aime ma voix avec l’aspect soul psychédélique, genre ‘Feel like ya drownin’, don’t cha?’. Et je les ai vu enlever beaucoup de choses et rajouter des effets. Et lorsqu’ils l’ont masterisés, c’était genre: ‘Okay, je reste sur celui là aussi. Ca déchire!’. »

Focus…:

« J’ai vu Kendrick écrivant son couplet et faisant son truc et j’ai vu Cube au micro, mais ouais. C’est incroyable mec… Je suis désolé. Je suis assez bouleversé par tout ca, mais c’était vraiment incroyable de voir tout ca se mettre ensemble de cette manière. »

10: One Shot One Kill

Jon Connor:

« Nous étions à Hawaii et c’était déjà dingue. Premièrement, je viens de Flint dans le Michigan, je viens d’une toute petite ville, donc beaucoup de ces trucs étaient nouveaux pour moi et j’ai apprécié tout ce qui m’est arrivé lors de ce voyage. Donc je suis à Hawaii pour la première fois et je vois des ciels violets et couleur pèches, et je vois ces magnifiques femmes et tout ca. Donc j’étais resté accroché à cette ambiance et je profitais juste d’être à Hawaii. Mais la façon dont ca s’est passé était tellement cool, parce que ca avait été une longue journée en studio et il était 3 ou 4 heures du matin, tout le monde se préparait à retourner à la maison. Et je pense que Focus venait de créer le squelette de ce qu’allait être One Shot One Kill, la batterie et le sample, et c’était comme si tout le monde était reboosté à bloc. Tout le monde était genre: ‘Attends, on ne va pas retourner chez nous, on ne va pas déjà retourner à l’hotel, on doit travailler sur ca.’ Et Dre m’a regardé et m’a dit: ‘Ok, fais ce que tu sais faire.’ Donc ce que tu entends sur ce son est vrai, 4 heures du mat, tout le monde reboosté. Penses-y:  un studio rempli de personne qui s’endormaient et étaient prêt à dire aurevoir, et quand on a tendu l’instru on était: ‘Nah, on doit finir ca’. Donc c’était une magnifique chose et je me souviendrai juste de l’énergie et du feeling que tout le monde a eu lorsqu’ils ont écoutés ce sample. »

Focus…:

« Je pense que beaucoup de trucs qu’on a fait à Hawaii étaient incroyable. C’était la première fois que j’étais à Hawaii avec le crew. C’est bizarre la façon dont des endroits différents amènent des vibes différentes et de la musique différente et c’était un des derniers beats qu’on a fait ce jour là. C’était dingue. C’était littéralement juste un beat et une boucle de guitare, on avait une basse dedans, donc on a rajouté beaucoup de choses lorsqu’on est revenu en Californie. Mais là bas c’était juste un sentiment de pur Hip-Hop. Pendant qu’on était à Hawaii on faisait de l’R&B, on faisait juste de la musique. Ce n’était rien dans le genre: ‘Yo, on doit faire ca.’ C’était plus genre: ‘Vous en pensez quoi?' »

Jon Connor:

« Etre sur le son avec Snoop est vraiment dingue. Je disais à ma soeur l’autre jour, lorsque Doggystyle est arrivé, j’écrivais les paroles de What’s My Name de Snoop pour que quand ma soeur vienne je le rap pour qu’elle croit que j’étais un petit frère cool. Et maintenant des années plus tard, je suis sur un son avec Snoop, c’est comme une zone d’ombre. Je suis très honoré et reconnaissant. »

11: Just Another Day

Asia Bryant:

« Pour être honnête, c’était assez surréaliste. Genre, c’est Dr Dre, mais il est super humble. Ce n’est pas comme si il te parlait comme si il était au dessus de toi. Parfois tu rencontres des artistes ou producteurs qui ont cette mauvaise attitude. Il n’est pas du tout comme ca, il est  complètement humble. Le tout premier jour on avait fait ‘Just Another Day’ avec Game. Mais on s’est assis, on l’a regardé expliquer le film de Straight Outta Compton. Il nous a parlé des scènes et comment elles s’étaient produites dans la vraie vie, et ensuite il nous montrait la scène. C’était le truc normal lorsqu’on arrivait en studio… ‘Just Another Day’ est dans le film. Juste parce que je savais ce qu’il ressentait, le refrain est venu tout seul. Game a fait son couplet sur le coté; je ne savais pas ce que Game disait, il ne savait pas ce que je disais. Mais ca s’est bien mis ensemble, c’était vraiment dingue. Just Another Day parle de… genre je suis du ghetto, je connais beaucoup de gens du ghetto. Il y a des choses qui se passent dans le ghetto chaque jour et c’est juste comme un jour normal. C’est quelque chose qu’on traverse chaque jour. Ce qui se passe à Compton ou dans le ghetto, ce n’est pas quelque chose que tout le monde a l’opportunité de voir ou d’entendre, à moins d’y vivre. Ca va toucher beaucoup de gens qui ont déjà ressentis ca, pour les autres personnes ca leur ouvrira les yeux. C’est dans le film et ca reliera tout ensemble lorsque tu le verras. »

12: For The Love Of Money

Jon Connor:

« On était en studio, moi et Cardiak, et on écoutait des sons. Cardiak, c’est mon pote, et on kiffait en écoutant la zik en studio. Et cette ligne: ‘Say what’s up to the broke nigga at the rich party’, cette ligne était dans ma tête pendant un mois. J’étais genre: ‘Mec, je veux dire ca, ca serait un truc chaud à dire’. Et je l’ai dit sur ce son et j’ai rajouté mon ‘Whoo’ après et Dre est entré en studio et a dit: ‘Hey, c’est quoi ca?’. Je lui ai dit: ‘C’est juste quelque chose avec lequel je m’amuse’. (Rires) Il m’a eu. Il s’est assis avec le son pendant un jour, il m’a appelé et m’a dit: ‘Hey mec, on pourrait devoir terminer ca.’ Et donc on est allé en studio et on l’a terminé. Le truc cool à ce sujet était que lorsqu’on l’écoutait en studio, Dre m’a regardé et disait: ‘Yo, ca ressemble à une des dernières chanson de d’Eazy-E.’ Parfois on voit Dre, Eazy et tous ceux la comme nos héros et des personnages mythiques, mais au final Dre et Eazy était meilleurs amis. Donc pour moi, pour que Dre ressente ce que j’amenais à ce son, sachant ce qu’il ressentait au sujet d’Eazy et au sujet de cette chanson, pour que lui dise: ‘Yo, faisons le’, ca voulait dire énormément pour moi. Et ce son sera toujours spécial pour moi juste parce que je connais la relation entre Dre et Eazy et à cause de la façon dont Dre s’est senti lorsqu’il m’a entendu sur le son. »

13: Animals

Anderson .Paak:

« Animals était un son que j’ai amené à Dre. J’avais écrit cette chanson et elle était terminée. Je l’ai diffusée la première fois dans un concert et c’était pendant toute l’histoire avec Michael Brown, les émeutes etc, et je suis allé en studio et je l’ai écrit. J’ai senti que je devais faire ma part pour faire la soundtrack pour les gens. Et je ne suis peut-être pas le plus affecté par tout ça mais je ne pouvais pas m’empêcher de l’être à cause de tout ce qui se passait, et de partager ma vision des choses. Je suis un musicien et j’en avais vraiment marre. Donc je voulais en faire quelque chose. Je voulais faire quelque chose fidèle au Hip-Hop mais très soulful. Et je suis fier de celui là. »

14: Satisficiton

King Mez:

« Le problème n’a jamais été que je ne savais pas que je pouvais écrire pour Dr Dre, je n’était pas inflexible à écrire pour n’importe qui d’autre. Biensur il y avait les personnes négatives et ceux qui doutaient genre: ‘Oh mec, tu vas écrire pour Dr Dre, pourquoi tu écris pour un album qui ne sortira jamais?’. J’ai eu beaucoup de personnes qui disaient ca. Mais quand Dr Dre m’a dit que je l’inspirais à être en studio, avec mon talent et la façon dont je suis. Mec… Tout ca est un honneur mec. »

15: Medicine Man

Focus…:

« C’était dans la tête de Dem Jointz. C’est une bête, et lorsqu’on a ajouté la dernière partie… Parce que Dre disait: ‘Faisons un truc pour Em, faisons quelque chose de différent, faisons le pour lui’. Donc j’ai bossé avec Dem Jointz et j’ai commencé à faire des trucs qui sont très reconnaissables pour Em. Au lieu de juste garder un beat régulier, on en a fait un orchestre. Dem Jointz m’a vraiment donné carte blanche, il me disait: ‘Fais ce que tu as à faire.’ Il s’est assis avec moi et on a tout assemblé. On a fait venir Curt, on a fait venir Candice Pillay pour qu’elle chante des parties d’opéra, donc c’était vraiment génial la façon dont tout s’est mis ensemble organiquement, et à quel point ca paraissait presque homogène. »

Anderson .Paak:

« Medicine Man est une histoire dingue. Il y a toujours des sons qui risquent de ne pas être sur l’album et qui finissent par être un des meilleurs sons de l’album. Avec celui ci il y avait le risque qu’il ne fasse pas partie de l’album jusqu’au dernier jour. Il y avait des problèmes de communications avec le deuxième couplet et Em n’était pas sur. Genre, ils pensaient qu’il avait entendu la nouvelle version mais ce n’était pas le cas, et je pense qu’à un moment Em n’allait pas du tout être sur le son. Mais ensuite il a vraiment travaillé sur cette track. Et au début, il avait mis un vieux couplet d’un enregistrement précédent – parce qu’il y a une chambre forte d’enregistrements – il a mis une ancienne version mais il y avait un bridge qu’ils n’aimaient pas. Donc j’ai écrit ma partie et je ne savais même pas ce qu’ils allaient en penser. C’était un processus. Et lorsqu’Em a finit par l’écouter il était genre: ‘Woah’. Il a tout aimé. Donc il a écrit ce couplet de ouf. »

Candice Pillay:

« Ca c’est mon bébé. Je voulais juste faire quelque chose qui montre le style de son que j’ai envie de faire en tant qu’artiste et c’est très différent du style de son que tu entends sur Compton. Le son Medicine Man est très éloigné des autres sons; c’est un peu plus alternatif et c’est dure parfois de vendre ca lorsque tout ce qu’ils ont est plus soulful, donc j »ai du trouver un moyen d’être sur ce son. Moi et Dre avions l’idée que je chante avec une sonorité de sample au refrain et j’écrivais ce que je ressentais sur l’industrie et la musique, la vie en général et à quel point je me sentais invincible à ce moment. Ce refrain venait vraiment du coeur et je l’ai fait avec une voix douce, mais j’ai du ajouter du caractère au son, donc Dre l’a aimé.

Pour le bridge on a emmené Anderson .Paak, et c’est un vocaliste incroyable. Il est sur le début de la track et il a tout tué. Et ensuite la seule personne à ce moment là à laquelle on pensait pour rapper sur la track était Marshall, parce que ca sonnait comme un son d’Eminem. On n’avait pas Em à l’esprit lorsqu’on a commencé à faire le son, on faisait juste un son. On savait qu’Eminem était occupé à bosser sur d’autres trucs, mais Dre lui a envoyé la chanson et il l’a aimé et Eminem était la dernière partie du son. »

(Article du 31 aout 2015)

 

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